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L’Ouganda devient le premier exportateur de café en Afrique
L’Ouganda devient le premier exportateur de café en Afrique avec plus de 8 millions de sacs exportés. Chiffres clés, enjeux économiques et perspectives du café africain.

En 2025, l'Ouganda marque un tournant historique en s’imposant comme le premier exportateur de café du continent africain, avec plus de 8 millions de sacs exportés. Une performance qui redessine la carte mondiale du café et confirme le rôle stratégique de l’agriculture africaine dans l’économie globale.
Ce basculement n’est pas anecdotique. Il révèle une transformation profonde de la filière café en Afrique de l’Est, à la fois sur le plan économique, agricole et stratégique.
Une croissance record des exportations de café
Sur la campagne 2024-2025, l’Ouganda a exporté environ 8,4 millions de sacs de café de 60 kg, générant plus de 2,4 milliards de dollars de revenus. En un an, les volumes ont augmenté de manière spectaculaire, confirmant une dynamique solide et durable.
Cette progression permet à l’Ouganda de dépasser l’Éthiopie, longtemps considérée comme le pilier du café africain. Elle s’explique autant par l’augmentation des volumes que par une meilleure valorisation du café sur les marchés internationaux.
Pourquoi le café ougandais s’impose sur le marché africain et mondial
Le succès de l’Ouganda repose sur plusieurs facteurs combinés. Le pays bénéficie de conditions naturelles particulièrement favorables à la culture du café, notamment pour le robusta, dont il est l’un des principaux producteurs mondiaux, mais aussi pour l’arabica cultivé dans les zones montagneuses.
À cela s’ajoutent des investissements soutenus dans la structuration de la filière. Ces dernières années, les rendements ont été améliorés grâce à la diffusion de plants plus résistants, à un accompagnement technique renforcé des producteurs et à une meilleure organisation des chaînes d’exportation.
La demande internationale joue également un rôle clé. Le café ougandais est aujourd’hui très recherché en Europe, en Afrique du Nord et en Asie, où il est apprécié pour sa régularité, sa qualité et son positionnement compétitif.
Le café, pilier économique et social en Ouganda
Au-delà des chiffres, le café occupe une place centrale dans l’économie ougandaise. Il constitue une source de revenus essentielle pour des millions de petits exploitants agricoles, majoritairement installés en zones rurales.
La filière génère des emplois à différents niveaux, de la production à la transformation, et participe à la stabilisation économique des territoires. Elle joue également un rôle social important, notamment à travers l’implication croissante des femmes dans certaines coopératives et activités de commercialisation.
Dans un contexte africain marqué par les défis climatiques et économiques, le café apparaît ainsi comme un levier de développement et de résilience.
Une ambition claire : 20 millions de sacs de café d’ici 2035
Porté par cette dynamique, l’Ouganda affiche désormais un objectif ambitieux : atteindre 20 millions de sacs de café produits par an à l’horizon 2035. Cette stratégie vise à consolider sa position de leader africain et à renforcer sa compétitivité face aux grands producteurs mondiaux comme le Brésil ou le Vietnam.
L’enjeu n’est pas seulement quantitatif. Il s’agit aussi de monter en gamme, de mieux transformer localement le café et de capter davantage de valeur ajoutée sur le continent africain.
Ce que révèle l’essor du café ougandais pour l’Afrique
La performance de l’Ouganda illustre une tendance plus large : l’Afrique ne se contente plus d’être un simple fournisseur de matières premières, elle structure ses filières agricoles et affirme sa place dans les échanges mondiaux.
Dans un marché du café estimé à près de 178 millions de sacs au niveau mondial, la montée en puissance de pays africains comme l’Ouganda redessine les équilibres et ouvre de nouvelles perspectives pour l’agriculture du continent.