Contexte
Le Burundi est un pays situé en Afrique de l’Est qui fait frontière avec la République Démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie et le Rwanda. Il couvre une superficie de 27,834 km2 reparti en 18 provinces et 119 communes qui seront réduites respectivement à 5 et 42 selon le nouveau découpage administratif en perspective. La population est estimée à 12 millions d’habitants dont 52.7% de femmes. Il a le septième taux de fécondité le plus élevé au monde (5,5 enfants par femme) et sa population devrait doubler d’ici 2040i. Le chômage est estimé à 2,8 % avec un sous-emploi de 53,4 % dont 56 % en milieu rural de la population active. Selon un autre recensement réalisé en 2020, environ 400.000 jeunes diplômés sont sans emploi tandis que le gouvernement n’emploie que 120.000 fonctionnaires. La croissance de l’économie burundaise demeure faible et volatile et la situation des finances publiques a été profondément affectée par les chocs internes et externes. La suspension de l’appui budgétaire extérieur suite à la crise de 2015 a accentué cette situation.
Selon la Banque de la République du Burundi (février 2025), l’inflation monétaire est de 39,7%. A cela s’ajoute des catastrophes naturelles comme des inondations et glissement de terrain. Le Burundi se retrouve au bas de la catégorie des pays à faible revenu. Malgré cela, l’Etat poursuit ses efforts de résilience économique via des initiatives comme le développement du secteur privé. Ce secteur représente plus de 90 % des Micro, Petites, Moyennes Entreprises (MPME) formelles et informelles qui pourraient devenir des moteurs de la création d’emplois et de la transformation économique. Le succès de ce secteur privé burundais dépendra de la dynamique positive de l’entrepreneuriat à travers l’amélioration de la productivité des MPME, l’élargissement de l’accès aux marchés et au financement, l’intégration des entrepreneurs locaux dans les chaînes de valeur locales et régionales et du climat des affaires. Ces MPME sont plus susceptibles d’avoir des jeunes et des femmes propriétaires qui font état de plans de croissance et d’ambition mais avec des contraintes internes liées au manque d’informations, de financement adapté, à une faible capacité managériale et le manque de ressources humaines qualifiées qui constituent des principaux facteurs qui freinent leur croissance. Il faut aussi noter d’autres défis économiques majeurs qui freinent leur développement notamment l'inflation monétaire élevée, la pénurie de carburant et la rareté des devises étrangères. Les coupures d'électricité fréquentes surtout en milieu rural compliquent encore les opérations des petites entreprises.12 Cette situation augmente les coûts de production et réduit les marges bénéficiaires des MPME.
Toutefois, le gouvernement active ses efforts de résilience et s’est doté d’une vision « Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 » qui est soutenue par un plan national de développement (PND 2018-2027) qui appelle à une transformation structurelle pour créer des emplois décents pour tous.